Moins de voitures dans les villes allemandes, plus de qualité de vie pour les habitants

Publié le : 29 mars 20216 mins de lecture

Aujourd’hui, la décision de base a été prise sur l’interdiction de conduire dans les villes allemandes. À l’avenir, les villes de Stuttgart et de Düsseldorf seront autorisées à interdire l’entrée des véhicules diesel dans la ville, même en l’absence d’une réglementation uniforme à l’échelle nationale.

Dans le passé, les limites de NOx ont été dépassées à plusieurs reprises dans un certain nombre de villes. Au lendemain du scandale du diesel, on a appris que les constructeurs automobiles avaient délibérément manipulé les valeurs des gaz d’échappement et que leurs véhicules diesel représentaient donc une part plus importante de la pollution atmosphérique par les oxydes d’azote (NOx) qu’on ne le soupçonnait auparavant.

La science rapporte que l’émission d’oxyde nitrique provenant de la circulation rend les gens malades. De nombreuses maladies respiratoires et cardiovasculaires chez l’homme peuvent être attribuées à l’exposition à des niveaux élevés de NOx.

Moins de voitures dans la ville, plus de qualité de vie pour les habitants

La Deutsche Umwelthilfe (DUH) s’était déjà plainte du respect des plans de lutte contre la pollution atmosphérique (y compris des interdictions de circuler) dans les capitales des Länder de Bade-Wurtemberg et de Rhénanie-du-Nord-Westphalie. La décision du Tribunal administratif fédéral peut ensuite être considérée comme une décision de principe pour 70 autres villes allemandes. Des interdictions de conduire pourraient également être imposées dans ces villes à l’avenir. Selon le tribunal, chaque municipalité devrait réexaminer son propre plan de lutte contre la pollution atmosphérique et, si nécessaire, concevoir et mettre en œuvre des interdictions de conduire de manière proportionnée.

L’un des objectifs déclarés de cambio est de rendre les villes plus vivables. C’est pourquoi nous voulons réduire le nombre de voitures dans les villes grâce à notre offre. Et si des voitures sont utilisées dans les villes, alors faites-le avec le moins de polluants possible. La décision fondamentale prise aujourd’hui est donc une étape logique pour nous. Après que les manipulations des gaz d’échappement ont été connues, cambio, en tant que groupe d’entreprises, a décidé de ne pas ajouter de nouveaux véhicules diesel à notre flotte, malgré les coûts d’exploitation plus élevés des moteurs à essence. En tout état de cause, nous veillons toujours à ce que les véhicules de notre flotte aient les valeurs d’émission les plus faibles possibles.

Nous considérons également ce verdict comme un signal adressé aux municipalités pour qu’elles continuent à améliorer la qualité de l’air en mettant en œuvre les plans de lutte contre la pollution atmosphérique. Nous exigeons également des politiciens qu’ils contrôlent davantage les constructeurs automobiles. Même longtemps après que le scandale du diesel a été connu, ils passent sous silence les problèmes causés et ne se soucient pas des compensations sous forme de réaménagement.

L’insigne bleu miraculeux ?

Le débat sur l’augmentation des niveaux de pollution dans les villes allemandes dure depuis des années – sous l’impulsion des associations environnementales et de la Commission européenne. Cependant, le débat a pris de l’ampleur en raison des manipulations des gaz d’échappement. Actuellement, une proposition visant à réduire la pollution par les oxydes d’azote suit la suivante. Le rééquipement des voitures en logiciels et en matériel informatique est proposé, et l’expansion des transports locaux est une autre approche pour réduire les émissions de NOx. La faisabilité et les avantages de ces approches sont actuellement testés.

En outre, les hommes politiques de l’État demandent l’introduction à l’échelle nationale d’un autocollant bleu qui permet de faire la distinction entre les anciennes technologies et les véhicules à faibles émissions. Nous nous félicitons d’une telle réglementation uniforme. Selon la décision du Tribunal administratif fédéral, l’introduction de l’autocollant bleu est nécessaire pour la seule raison qu’il est nécessaire de marquer les véhicules autorisés et pour garantir que les éventuelles interdictions de circuler puissent être appliquées.

L’arrêt actuel du Tribunal administratif fédéral doit également être compris comme une indication que les solutions discutées jusqu’à présent ne conduisent pas à un résultat assez rapidement. Toutefois, la procédure judiciaire a déjà eu un effet positif dans la période précédant la décision : de nombreuses villes ont pris des mesures pour maintenir la pureté de l’air au cours des derniers mois. Dans de nombreux endroits, par exemple, une conversion du parc de véhicules municipaux en parcs électriques a déjà été décidée. Les transports locaux doivent également être développés afin de pouvoir atteindre davantage de destinations dans les centres-villes.

L’interdiction de conduire en dernier recours

Les interdictions de conduire sont le dernier recours pour réduire les polluants atmosphériques. Nous espérons que les autorités locales continueront à l’avenir à adhérer aux mesures visant à améliorer la qualité de l’air et qu’elles étendront systématiquement ces mesures. L’autopartage est un élément de la répartition modale qui peut contribuer à améliorer la qualité de l’air dans les villes dans le cadre d’une alliance environnementale avec les transports publics locaux et le vélo.

Plan du site