Que faut il boire enquête spéciale santé environnement ?

enquête spéciale santé

Publié le : 29 mars 20215 mins de lecture

La plupart des Français font confiance à l’eau du robinet. D’après les études ils sont les deuxièmes consommateurs d’eau en bouteille au monde. Mais un tel choix est-il judicieux ? Sommes-nous impactés par les spots publicitaires et cette guerre sans merci des producteurs d’eau ? Ou l’on est vraiment convaincu des bienfaits de ce choix ? Pour vous éclairer et qui croire et que boire on a consulté des experts.

Eau en bouteille ou eau du robinet

Bien que les Français avouent qu’ils préfèrent l’eau du robinet, ils sont aussi les deuxièmes consommateurs d’eau en bouteille au monde. Même les chiffres sont là pour confirmer ce paradoxe : 20% ne boivent que de l’eau minérale, 20% que de l’eau du robinet, les 60% restants alternent selon leurs besoins et budgets. En effet, une eau minérale coûte jusqu’à 300 fois plus que l’eau de ville.

Les Français se montrent attentifs à la quantité d’eau utilisée et sont beaucoup plus mobilisés sur leurs comportements que sur l’utilisation d’appareils permettant d’économiser l’eau. Les autorités de contrôle de l’eau tentent de jouer les arbitres entre les producteurs de l’eau minérale et les défenseurs de l’eau du robinet. Mais leurs 64 critères de potabilité paraissent vains face aux milliers de molécules chimiques qui infectent les cours d’eau et les nappes phréatiques.

En France l’eau  est bien contrôlée, seulement les polluants déversés depuis des décennies dans l’environnement, comme les nitrates et les pesticides, ainsi que les médicaments, se retrouvent aussi bien dans l’eau du robinet que dans les eaux en bouteille, dont on vante pourtant la pureté originelle.

Des chercheurs et des médecins affirment l’eau en France peut être une cause de maladie, mais ils manquent de preuves. Et les questions ne cessent de nous tarauder : quelle eau choisir ? L’eau du robinet est-elle plus polluée que l’eau en bouteille ? Buvons-nous des résidus de médicaments ? Quels sont les risques des pesticides et des nitrates pour notre santé ?

À lire en complément : Faites gaffe : le poisson est particulièrement contaminé et toxique !

La directive 98/83/CE du 3 novembre 1998

La directive européenne 98/83/CE du 3 novembre 1998 rattachée à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine constitue le cadre réglementaire européen en matière d’eau potable. Elle est appliquée à l’ensemble des eaux destinées à la consommation humaine, à l’exception des eaux minérales naturelles et des eaux médicinales.

La norme européenne, reprise dans le Code de la santé publique, détermine que le taux limite de nitrates dans l’eau est de 50 mg/l. Pour L’Organisation Mondiale de la Santé recommande c’est 25 mg/L.

Toutefois le CNRS a précisé  » Le fait qu’une eau soit conforme aux normes, c’est-à-dire potable, ne signifie donc pas qu’elle soit exempte de matières polluantes, mais que leur concentration a été jugée suffisamment faible pour ne pas mettre en danger la santé du consommateur « .

Qualités d’une eau potable

Une eau potable respectant les normes européennes doit être exempte de germes pathogènes (bactéries, virus) et d’organismes parasites. Elle ne doit contenir certaines substances chimiques qu’en quantité limitée notamment pour le nitrates et le phosphate, les métaux lourds, ou encore les hydrocarbures et les pesticides.  (Décret n°2001-1220 du 20 décembre 2001 relatif aux eaux destinées à la consommation humaine, à l’exclusion des eaux minérales naturelles, JORF du 22 décembre 2001, qui met en conformité le droit français avec la directive européenne du 3 novembre 1998). A contrario, la présence de certaines substances peut être jugée nécessaire comme les oligo-éléments indispensables à l’organisme humain. En Europe, les normes sont fixées par la Commission des communautés européennes qui en a définit 63. Avec 56 paramètres microbiologiques et physico-chimiques, la France suit la réglementation de la DDAS. D’après le CNRS, on peut aujourd’hui de quantifier les effets à long terme des substances cancérogènes, qui ne surgissent parfois qu’après plusieurs dizaines d’années. Ce qui rend l’évaluation du risque un peu difficile à déterminer. Tous les pays du monde ne suivent donc pas les mêmes normes. Certains appliquent leurs propres normes et d’autres celles de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

 

Plan du site